[i553]                                                DE LA VILLE DE PARIS.                                                    149
Mons' Du Mortier W : sa maison près les Filles Repenties.
Mons' le general de La Chesnaye : sa maison Vielle rue du Temple.
Mess" les Secretaires des Finances : Marchaumont (-) : sa maison rue Saincte Avoye.
- Mons' Bourdin : sa maison rue du Temple.
Mons' le Grand Prieur ^
le Temple,
l'hostel Sainct Jehan en l'Isle,
l'hostel Sainct Jehan de Latran.
Madame la duchesse de Valentinoys '4) l'ostel de Barbette.
Madame l'Admiralle '5' : l'hostel qui fut Morlet.
fut dévolu à Jean Bertrand par lettres données à Oyron, le 22 avril i55i (voir le Volume III de cette Série, page 25g, note 1). — "La maison qui fut au greffier Le Blanc- : nous n'avons pu déterminer l'emplacement de cette maison, qui n'est sans doute pas celle de la rue des Francs-Bourgeois, en la couture Sainte-Catherine, qui était assise sur la muraille de ville, et fut (d'après Sauvai, II, i5o) achetée en 1558 par le Garde des Sceaux.
W -Mons' Du Mortier» : André Guillard, sr Du Mortier, chevalier, maitre des Requêtes en 1547, Pms premier président du Parlement de Rennes (1556), conseiller au Conseil privé du Dauphin (1558) (voir ci-dessus page 121 et note 2). — "Sa maison près des Filles Repenties" : voir ci-dessus page i43, note 1. — Du Mortier possédait d'autres maisons, relevant de la censive de l'Hôtel-Dieu ; sur quoi voyez le paragraphe final de l'article ci-dessous CCXC1II.
<-> r Mons' Marchaumont, secretaire des Finances" : Cosme Clausse, chevalier, seigneur de Marchaumont en Picardie, de Fleury en Bière et de Courance en Gâtinois, fut successivement secrétaire des Dauphins François et Henri, fils de François I", secrétaire des Finances puis secrétaire d'Etat. Il avait épousé Marie Burgensis, fillede Louis, premier médecin des rois François I" et Henri ll, et sœur du secrétaire d'Etat Claude Burgensis, dont le nom apparaît fréquemment dans nos textes. Marchaumont mourut en 155g. — «Sa maison rue Saincte Avoyen : celte demeure était proche voisine de l'hôtel du Connétable et du "logis Meigret", sur l'emplace­ment desquels voyez la note 3 de la page 146.
(3) "Mons' le Grand Prieur" : François de Lorraine (18 avril i534-6 mars i563), général des galères, grand-prieur de France, était le sixième fils de Claude de Lorraine, duc de Guise. — "Le Temple" : ce vaste enclos, siège de l'Ordre des Templiers (1211), puis des Hospitaliers (i3i2), dans la province de France, a donné son nom au III° arrondissement municipal de Paris. L'enclos du Temple comprenait tout l'espace renfermé entre la porte du Temple et Ia porte Barbette (voir à la note suivante); ce vaste enclos est resté lieu d'asile jusqu'en 1789. La tour fut démolie en 1811; un marché occupe actuellement une partie du terrain sur lequel s'élevait le donjon.—"L'hostel Sainct Jehan en l'Isle n : dépendance de la commanderie de ce nom, près Corbeil, cet hôtel, plus communément appelé le -Petit-Corbeil", était situé au Clos-Bruneau, dans le voisinage de Saint-Jean de Latran. Les revenus de celte propriété restèrent indivis entre les deux Commanderies jusqu'à l'année 1482, où les religieux de Paris cédèrent leur part de droits à leurs confrères de Corbeil (De la Barre, Antiquités de Corbeil, p. 212-213, édition de 1647). Nous devons ces renseignements à l'obligeance de M. Dufour, bibliothécaire do Corbeil. — "L'hostel Sainct Jehan de Latran n: commanderie de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, fondée vers 1171. Le ressort de ce fief s'étendait depuis la place de Cambray (Collège de France) jusqu'à la rue des Noyers (boulevard Saint-Germain); cet enclos, où le Commandeur exer­çait le droit de haute, moyenne et basse Justice, était habilé par un grand nombre d'artisans qui jouissaient de la franchise et étaient indépendants de la juridiction des Corps de métiers de la Ville (Piganiol de la Force, Description de Paris, t. V, p. 3o). A cette Commanderie se rattachaient plusieurs domaines, dont le principal était le fief de Lourcines qui jouissait des mémes franchises que Saint-Jean de Latran. — La rue Saint-Jean de Latran existe encore.
(*' "Madame la duchesse de Valentinoysn : Diane de Poitiers (i4gg-i566), duchesse de Valentinois et de Blois, veuve de Louis de Brézé, comte de Maulevrier. — "L'hostel de Barbette", ainsi appelé du nom de Etienne Barbette, Prévôt des Marchands cn 1298, prit plus tard le nom de Petit séjour de la Reine, lors de son acquisition sur Jean de Montaigu (1 398), par Isabeau de Bavière. Cette demeure était située Vieille rue du Temple. Après la mort dc Diane de Poitiers, ses filles, Louise duchesse de Guise, et Françoise duchesse de Bouillon, femme du maréchal de La Marck (voir ci-dessus page 147, note 1), vendirent cet hôtel à des particuliers qui, sur son emplacement, ouvrirent les deux rues Barbette et Diane (depuis des Trois Pavillons et auj. Elzévir).
<s) "Madame l'Admiralle" : Françoise de Longvy, veuve de l'amiral Chabot, décéde avant le 7 juin 1543 dans son hôtel de la rue des Juifs (voir le Volume III de cette Série, page 24). Sa veuve reçut de François I" l'hôtel de Savoisy, qu'elle vendit peu après au duc Charles de Lorraine. Cet hôtel avait été reconstruit en 1517 sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Savoisy, démoli en i4o6 par arrêt de l'Université «pour certains forfaits et excès commis par messire Charles de Savoisi, chevalier, pour lors seigneur et proprie­taire d'icelle maison, et ses serviteurs, à aucuns Escoliers et Suppôts de l'Université de Paris, en faisant la Procession de ladite Uni­versité à Sainte Catherine du Val des Escholiers près dudit lieun. — "L'hostel qui fut Morlet» : il s'agit de l'hôtel connu sous le nom de "hôtel Savary", qui était situé rue du Roi-de-Sicile et contigu à l'hôtel de Savoisy ou de Lorraine. En 1533, cet hôtel avait été affecté à la résidence de l'ambassade anglaise, dont le duc de Norfolk était le chef; les détails relatifs à cette réceplion